Developpement durable

 Lutte contre l’érosion côtière :

Situation actuelle

  • Changements climatiques et ressources naturelles

La Casamance, début de la forêt tropicale, est aussi le poumon vert du Sénégal avec un important  réseau  hydrographique  et  par  la  diversité  des paysages allant des formations végétales à affinités guinéennes à l’ouest aux forêts sèches à caractère soudanien  à  l’est

  • Impacts sur les sols

Dégradation des sols sous diverses formes (salinisation 2 à 3 fois supérieure à celle de l’eau de mer, érosion hydrique, ensablement des bas-fonds). Cette dégradation  des  sols  fragilise  davantage  les  conditions  de  promotion  des  sociétés  rurales notamment.

Long  d’environ  86  km,  le  littoral  de  la  Casamance  abrite  d’importantes  activités économiques (surtout touristiques…) et de fortes concentrations humaines. Il est très marqué par l’érosion côtière, surtout dans les îles et autres localités de la façade atlantique (Diogué, Kafountine, Abéné, Carabane…). Les indices de l’érosion  du littoral combinés à l’élévation du  niveau  de  la  mer  sont  bien  visibles.  A  titre  illustratif,  le  phare  de  Diogué  se  trouve aujourd’hui à  plus  d’une  centaine de mètres dans l’eau. En  moins  de  40ans donc, la mer a gagné plus de 100m sur la terre ferme obligeant des quartiers à se délocaliser, des populations à  abandonner  rizières,  champs  et  bois  sacrés.  L’industrie  touristique  est  affectée  par  la destruction d’infrastructures souvent coûteuses. L’échelle d’érosion est   telle que beaucoup 

de  petits  hôteliers  ont  dû  se  reconvertir  tandis que  les plus  nantis essaient  de lutter  à leur manière contre ce phénomène.

  • Les ressources halieutiques

Restée  pendant  longtemps  comme  activité  marginale  et  de  subsistance,  la  pêche  en Casamance  est  une pratique  bien  ancrée dans  l’économie vivrière  de  la région  où  elle est pratiquée, pour l’essentiel, dans les bolons et le fleuve. Avec la sécheresse, l’évaporation devient très importante au niveau du fleuve, notamment dans l’écosystème continental. Les taux de salinité peuvent y dépasser de deux  à six fois ceux de la mer.  Cette  très  forte  sursalure  est  responsable  de  la disparition de la mangrove et des  roselières.

L’érosion côtière du littoral long  de 30km, se situant entre Cap-Skirring, Djimbéring et Nikine (près de lîle Carabane) inquiète de plus en plus les populations locales dans le département d’Oussouye.

 Cette situation est encore plus grave sur le cordon Djimbéring-Carabane, très vulnérable du fait notamment de l’existence dans cette zone d’une ‘’roche meuble’’, le littoral ne résiste plus aux assauts répétés des eaux de l’embouchure du fleuve Casamance et de l’océan atlantique.

Entre 2004 et 2012, ce sont en tout près de 15 km de terre qui ont été avalés par la mer, a indiqué, Lat Grand Dione, le chef de la Brigade des Eaux et Forêts de Cabrousse. ‘’3m chaque année’’, a précisé le PCR de Djimbéring, l’environnementaliste Tombon Guèye. ‘’Le grand fétiche du village de Nikine a été délocalisée’’, a ajouté M. Guèye. Les conséquences sont de plusieurs ordres, a-t-il expliqué. Sur le plan écologique, l’on assiste, depuis, à un taux très élevé de mortalité végétale ainsi qu’une intrusion marine très avancée au niveau des rizières. Ce qui, au demeurant, les rend impropres à l’agriculture. Ainsi, la riziculture, pilier de l’économie agricole dans la zone, risque de disparaître. Faute de rizières. La dynamique érosive a aussi pour conséquence, l’ensablement notamment du chanel qui mène à Ziguinchor, la salinisation des terres et l’engloutissement des rizières. L’autre conséquence, non moins dangereuse, est d’une part l’exode des jeunes vers des villes si ce n’est tout simplement l’émigration clandestine. D’autre part, la disparition progressive des terres cultivables entrainent une délocalisation de l’agriculture rurale ; ce qui n’est pas sans conséquences néfastes à la bonne cohabitation. En effet, cette situation nourrit de manière évidente le conflit armé en Casamance où la terre n’est pas seulement une source nourricière mais un domaine sacré, hérité des ancêtres.

Solutions concrètes :

  • Reboisement d’espèces telles que le filao qui résiste au sel, à la brise et même au bétail
  • Reboisement de la mangrove
  • Action d’assainissement du littoral

Gestion du cadre de vie

Plan d’assainissement (déchets plastiques et ménagers)

Aujourd’hui nul besoin de déployer une enquête ou une expertise pour se rendre compte dans presque toutes les villes du Sénégal, es comportements à l’emporte-pièce d’un bon cadre de vie. Les bordures de fleuves, de bolongs et d’autres sources d’eau sont des milieux favoris de déversement d’ordures de toutes sortes. Les déchets plastiques deviennent un véritable casse-tête pour les communes.

Actions concrètes :

  • Ramassage et transformation des déchets plastiques
  • Sensibilisation sur la gestion des déchets plastiques
  • Collectes et transformation des déchets ménagers en compost

Reboisement

  • Information- Education-Communication (consommation de l’énergie, gestion des ordures
  • Actions concrètes :
  • Organisation de causeries, de visite  domicile sur l’importance des palétuviers et autres espèces côtières et maritime
  • Encouragement au bon système de cueillette d’huitres sans détruire la mangrove
  • Encouragement au reboisement en bordure de fleuve et autres cours d’eau

Dans des localités particulièrement vulnérables, des séances de formation apprennent aux gens à réfléchir aux conséquences différentes des catastrophes naturelles pour les femmes, les hommes et les autres groupes. Par exemple, les femmes et les filles ont moins de chances de savoir nager que les hommes et les garçons. Comme 80 pour cent des foyers vietnamiens ont la radio, des feuilletons populaires radiophoniques sont diffusés juste avant la saison des pluies pour insister sur ce que les femmes peuvent faire pour se préparer à faire face aux catastrophes naturelles. 

Développement Durable et émigration clandestine

L’émigration clandestine, avec ses corollaires de morts par milliers, d’exploitation sexuelle ou d’esclavage et malgré tous les tapages médiatiques, ne cesse pas, bien au contraire. Les causes sont aussi diverses qu’inquiétantes : pauvreté, guerre, changement climatique, mal gouvernance dans les pays de départ, injustice sociale etc. il nous faut des actions courageuses, déterminées à fort taux de sources de revenus stables pour fixer de manière définitive les candidats.

  • Encourager l’entreprenariat jeune dans les domaines du DD
  • Encourager le retour à la terre (agriculture bio)
  • Labellisation des produits bio et artisanaux des jeunes (des débouchés réels encourageant autant le consommer local que sur le plan international.

Collecte et traitement de déchets ménagers et végétaux

aujourd'hui l'un des plus grands casse-tête et des populations et des autorités, se trouve être la collecte et le traitement des ordures dites ménagères. Autant sur le plan mondial et local la question des déchets ménagers devient une véritable préoccupation et un grand sujet de débat ces dernières décennies. Les impacts sur l'environnement et sur la santé de manière générale n'est plus à démontrer. Les pays sous-développés, notamment dans les villes, le problème qui menace le plus l'environnement est l'insalubrité à cause de la concentration des activités de l'Homme. Les communes sont confrontées à un manque criard d'infrastructures et d'équipements de gestion des déchets ménagers mais aussi des comportements irresponsables et inciviques des populations. La déserte des campagnes avec l'abandon systématique des champs au profit de l'enseignement scolaire et universitaire, la mise à disposition d'emballages plastiques à grande échelle mais aussi les mauvaises pratiques des populations analphabètes font croitres exponentiellements la quantité de déchets ménagers. Le problème ne se pose plus ou peu dans les concessions car chaque matin, les femmes balaient leur chambres et cours. Dès lors, il est IMPERATIF de réfléchir sur une méthode de collecte, de dépôts et de traitement de ces déchets. 

A n'en point douter, la problématique des déchets ménagers constitue un véritable fléaux tant sur le plan sanitaire qu'environnemental. Ils sont en effet, vecteurs de plusieurs maladies dont entre autres, le paludisme, le choléraéAussi, Cause Première croit fortement à la synergie d'action de tous ceux qui interviennent ou voudraient intervenir dans le domaine de l'assainissement.

Les divers modes de gestion des déchets suscitent de multiples interrogations sur les risques sanitaires qu’ils seraient susceptibles de présenter, les mesures prises pour les maîtriser et les dispositifs de surveillance et de suivi associés.

Différentes études peuvent contribuer à alimenter les connaissances et réflexions sur les impacts sanitaires des opérations de prévention des déchets, de leur collecte, de leur recyclage ou de leur traitement. Elles visent à mieux connaître :
 

  • les agents contaminants, leurs émissions et leur accumulation dans le milieu ;
  • l’impact de leur contact pour différentes cibles, notamment l’homme ;
  • le risque associé à la combinaison des deux premiers facteurs à différentes échelles du territoire.

Les situations et les questions qui se posent sont très variées, les phénomènes sont complexes, et les connaissances qui restent à acquérir parfois vastes.

Cause Première situe son intervention dans le domaine de prévention, de collecte et de traitement des déchets ménagers. Ses actions tournent autour de la sensibilisation en vue d'un changement de comportement mais aussi de valorisation de ces déchets par la transformation en compost. Il s'agit aussi de recycler les déchets plastiques en outils utilitaires, d'embellissement et de décoration. Toutes ces actions permettront de créer des emplois et ainsi de lutter surtout contre l'émigration clandestine qui commencent par l'exode rural.

Mise en place du prix spécial du Citoyen Durable

Ce prix vise à récompenser toute initiative tendant à protéger l’environnement conformément aux Objectifs du Développement Durable afixé par les Nations Unies