Approche genre

Conventions et traités internationaux sur les femmes

La Convention de l'OIT concernant le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques de 2011 propose un ensemble historique de standards internationaux destinés à améliorer les conditions de travail de dizaines de millions de travailleurs domestiques dans le monde, dont une très large majorité de femmes et de filles. Elle exige que leurs droits fondamentaux soient identiques à ceux des autres travailleurs : des heures de travail raisonnables, un repos hebdomadaire d'au moins 24 heures consécutives, une limitation du paiement en nature, des informations claires sur les conditions d'emploi, ainsi que le respect des principes et droits fondamentaux des travailleurs, dont la liberté de s'associer et de négocier collectivement.

La Recommandation de l'OIT concernant les socles nationaux de protection sociale de 2012 confirme que l'accès à la sécurité sociale est un droit et une nécessité pour le développement, ainsi qu'un outil important de promotion de l'égalité des sexes.

Les quatre conventions essentielles de l'OIT ayant trait à l'égalité entre hommes et femmes sont les suivantes : la Convention (no. 100) sur l'égalité de rémunération, 1951, la Convention (no. 111) concernant la discrimination (emploi et profession), 1958, la Convention (no. 156) sur les travailleurs ayant des responsabilités familiales, 1981, et la Convention (no. 183) sur la protection de la maternité, 2000. Les conventions n°s 100 et 111 font aussi partie des huit conventions fondamentales de l'OIT, lesquelles sont promues dans la Déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail.

La Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmescontient des dispositions sur l'emploi en son article 11, sur les avantages économiques et sociaux en son article 13 et sur les femmes rurales en son article 14.

Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels garantit aux hommes et aux femmes la jouissance des mêmes droits économiques, sociaux et culturels. Il prône des salaires équitables et une rémunération égale à travail égal, sans distinction d'aucune sorte. Il protège notamment les femmes contre des conditions de travail inférieures à celles des hommes et leur assure un salaire égal à celui des hommes pour un travail identique.

Bien que toutes ces conventions sont des outils utiles, il n’en demeure pas moins vrai qu’elles présentent des limites. En effet, de manière douce et sereine, il est impératif de transformer les femmes en de véritables entrepreneures afin qu’elles puissent avoir suffisamment de revenus qui les mettraient à l’abri d’éventuelles exploitation. Une personne financièrement sereine, serait en mesure elle-même à se défendre dans n’importe quelle situation mieux que quiconque, même les ONG qui défendent leur droit.

Aussi, Cause Première défend l'autonomisation économique des femmes dans le contexte plus vaste du développement durable, en mettant l'accent sur l'économie verte et les changements climatiques.

Cause Première met l’accent sur l’acquisition par des femmes âgées analphabètes des communautés rurales de diverses régions des compétences en matière d'ingénierie. Celles-ci constituent un groupe particulièrement vulnérable. Elles apprennent à assembler et à installer des kits de lampes solaires dans leurs propres villages et dans des villages des environs, ce qui leur assure un revenu tout en contribuant à un environnement plus propre. En zones rurales, les sources d'éclairage alternatives au réseau électrique entraînent habituellement la combustion de bois de chauffe ou de charbon, une source énergétique non renouvelable qui génère une pollution de l'air à l'intérieur des habitations provoquant d’énormes problèmes de santé. 

La pollution de l'air par la combustion de bois ou de combustibles similaires pour cuisiner provoque des maladies et la mort de femmes démunies dans le monde entier. De plus, les femmes consacrent de longues heures à aller chercher du combustible, ce qui leur laisse moins de temps pour d'autres activités.

Dès lors, il est impératif que créer un vaste réseau d’entraide et de protection de l’environnement. En effet, de la Casamance (SENEGAL) jusqu’à l’intérieur de la Guinée, les forêts sont brûlées volontairement pour diverses raisons. A l’instar des organisations telles qu’ONU Femmes, Cause Première encourage les femmes à utiliser des appareils de cuisson domestiques propres et efficaces. Au Ghana, le Fonds pour l'égalité des sexes créé par ONU Femmes a introduit des foyers verts dans une région où les changements climatiques ont contribué à une désertification rapide. Les femmes utilisant ce type de foyers ont signalé des avantages immédiats pour leur santé et un gain de temps. Celles dont les activités professionnelles sont liées à la cuisson font état d'une hausse de leur productivité, grâce à laquelle leurs revenus ont augmenté.

Cause Première compte bientôt intégrer l'Alliance mondiale pour les foyers améliorés, qui plaide pour l'établissement d'un marché mondial destiné aux femmes, surtout en zones rurales.

Actions concrètes à mener

Entreprenariat féminin

  • Gestion administrative d’un Groupement de Promotion Féminin
  • Formation sur la transformation de produits forestiers et halieutiques
  • Formation dans les métiers de la savonnerie
  • Vivre de la forêt et de la protection de l’environnement