Citoyenneté

Nous nous plaignons régulièrement sur le manque ou le mauvais état de notre économie. Nous pointons au mieux les autorités, au pire le manque de ressources. Avons-nous pensé que peut-être nos comportements de tous les jours y sont pour quelque chose.

S’il ya un fait reconnu, j’allais dire « accepté » de tous, c’est bien l’incivisme au Sénégal et presque dans la très grande majorité des pays africains. Le Sénégal est l’un des plus mauvais exemples dans ce domaine, comparé au Rwanda ou encore plus près de nous, la Gambie. L’incivisme a atteint des proportions tellement inquiétantes et perceptibles dans tous les secteurs de la société, qu’il est devenu un phénomène presque banal et pourtant décrié de tous.

Les places publiques, les lieux de culte, les transports en commun, les passerelles, les ronds-points, les trottoirs pour piétons, les abords des écoles ne sont pas épargnés.

 «  Aujourd’hui, les gens ne se soucient même plus des places publiques qui peuvent faire la fierté de notre pays. L’Etat doit éduquer les citoyens sénégalais pour leur inculquer certaines valeurs de civisme. Dès que nous approchons les murs des écoles, mosquées, paroisses, nous sommes accueilli par des odeurs pestilentielles es urines et autres cadavres d’animaux. La nuit, c’est le moment propice pour les populations riveraines de déverser leurs ordures partout, y compris le log des pours d’hôpitaux sans se soucier des malades mais aussi aux abords des lieux de culte.

Le comportement de certains passagers décrié par les chauffeurs !

Il n’est pas rare de voir un passager jeter des peaux de bananes, des canettes de boisson vides, des restes de sandwich,  ou mouchoirs dans un taxi, bus…

L’incivisme au quotidien sur les places publiques !

Les places publiques sont les plus exposées. Chaque jour, les gens agressent en longueur de journée ces places publiques en y jetant des ordures et toutes sortes d’immondices.

Les passerelles, les abords de l’Université, devenus un « Sandaga-bis »

Les passerelles, ronds-points, devanture des universités sont devenus des lieux  de vente pour certains marchands ambulants qui étalent leurs marchandises sur ces lieux qui servent de passage pour les populations.

Dès lors, il est plus qu’IMPERATIF de trouver une solution pérenne et définitive pour donner une image reluisante de nos villes et cités pour le bien de la population mais aussi pour le tourisme.

Actions concrètes à mener :

  • Mise à disposition de bacs à ordures cloisonnés
  • Tri et traitement des ordures
  • Diffusions de spots de bons comportements partout
  • Information-Education- Communication de proximité partout où besoin est
  • Aider les collectivités locales à mieux gérer leur ville
  • Mener des actions de sensibilisation dans les écoles
  • Pousser le ministère de l’Education à intégrer l’enseignement de l’écologie dans les programmes

Comparé à des pays comme le Rwanda ou la Gambie voisine, le Sénégal est un pays sale, très sale où l’insalubrité est en passe de devenir une norme sacrée. Partout on trouve des amas d’ordures qui ne semblent déranger plus personne dans notre pays.

Notre pays perd de plus en plus toute notion de fierté, de patriotisme, d’hygiène et de Téranga. (Car la téranga commence d’abord et avant tout par un accueil dans un cadre propre, agréable et respectueux). Les ordures nous envahissent jusque dans nos mosquées, nos églises, nos écoles, nos marchés et nos cimetières, sans que personne ne s’en émeuve véritablement.

Les odeurs pestilentielles des eaux verdâtres ou noirâtres qui dégoulinent et suintent de partout dans les quartiers de Dakar- comme Médina, Castor, Thiaroye, Ouakam et Yarakh par exemple- n’incommodent pratiquement personne. Ici comme dans les quartiers des villes de l’intérieur du pays- comme Médina Course ou Pikine de Saint-Louis, de multiples mbeubeuss bis repoussants sortent de terre comme de mauvais champignons. Et tout cela dans une révoltante indifférence générale.

Tout porte à croire que nos concitoyens entretiennent des rapports quasi mystiques avec la crasse et la pourriture. Ne dit-on pas d’ailleurs dans certains milieux que «les microbes ne tuent pas les Africains» ou «la salubrité excessive nuit gravement à la fertilité ou diminue la chance de ceux qui la mettent en pratique» ?

L’attitude collective actuelle face aux nombreuses agressions de notre cadre de vie est aussi absurde qu’inacceptable. Face à la poubellisation grandissante de notre beau pays, à cet enfer à la portée de tous, nous accusons sans ambages :

- nos chers concitoyens qui polluent notre environnement sans sentiment de culpabilité en jetant tout dans la rue : cadavres d’animaux (et parfois de bébés), pneus or ordinateurs usés, gobelets et sachets plastiques, condoms, cartes téléphoniques...

 

LOBBYING

- les responsables des chaînes de télé et de radio pour des émissions sur le vivre écolo.

- les mouvements de jeunesse pour nettoyer leurs quartiers, de les décorer et de les animer.

- Certains de nos guides spirituels afin qu’ils intègrent dans leurs sermons et discours le vivre écolo.

- Les industriels et les usagers du plastique qui défigurent nos beaux paysages et empoisonnent systématiquement nos cheptels et nos espèces marines et fluviales pour une utilisation efficaces et un recyclage systématique

- nos services d’hygiènes pour un suivi-conseils auprès des ménages mais aussi partout.

 

Dans la circulation

Dans les services (surtout public)

Consommation de l’énergie

Corruption dans les services publics